les origines / enfance

les origines / les débuts

"Petite, je lisais tout ce qui avait trait à Versailles : les Mémoires de Saint Simon, les textes de conservateurs. Je rêvais d'être conservateur de musée. Et puis, ma grand-mère me parlait du 18e siècle comme si c'était la veille ! Cette ville a conditionné mon côté cartésien, ma rigueur et, en même temps, ma facette plus fantaisiste, baroque."

Ainsi, agnès b. crée depuis ses débuts un vestiaire composé de pièces indémodables, définit son propre vocabulaire stylistique en mixant les codes classiques à la mode de la rue. Cardigan pression, combinaison, salopette, jupon, t-shirt rayé, perfecto, sweat, robe tablier... sont autant d'incontournables qui s'adaptent à tous les styles et traversent les générations. Avec ses gammes chromatiques variées, du ton sur ton, du noir profond, des roses qui tirent sur les rouges, des motifs qui s'inspirent de la nature mais aussi du street art ou encore des références aux vêtements d'époque, l'univers esthétique d'agnès b. est riche et multiple. 

"autoportrait", ca 1975, © agnès b.

les origines / le style

"A ce moment-là, je m’habillais avec des vêtements chinés aux puces. Mon look a dû lui plaire, elle m’a embauchée. J’y suis restée deux ans."

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"A ce moment-là, je m’habillais avec des vêtements chinés aux puces. Mon look a dû lui plaire, elle m’a embauchée. J’y suis restée deux ans."

Lors d'un dîner, agnès b. rencontre Annie Rivemale, rédactrice au magazine Elle. Fascinée par son style, cette dernière embauche la styliste pour réaliser des sujets pour l'hebdomadaire féminin. Pendant deux ans, agnès b. travaille aux côtés d'Hélène Lazareff et Peter Knapp. Elle y met en avant des créations accessibles. Durant ces années, elle fait des rencontres importantes comme celle avec Elie Jacobson et sa femme Jacqueline. Ils viennent de fonder Dorothée Bis. Agnès commence rapidement à dessiner des vêtements pour la marque de prêt-à-porter pour laquelle collaborent parfois Karl Lagerfeld, Emmanuelle Khanh ou encore Michèle Rosier. 

Les créations d'agnès b. sont régulièrement présentées dans le magazine Elle, comme en 1977 avec cette robe longue en toile à beurre de couleur blanche et la combinaison-short. Les parutions dans Marie-Claire sont également très nombreuses. En août 1977, deux vêtements qui deviendront emblématiques, le jupon et le blouson en cuir, paraissent dans le magazine.

Sur cette planche de croquis (ca 1970) on retrouve le vestiaire idéal selon agnès b.

les origines / la parisienne

"Le rude compensé par le doux."

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"Le rude compensé par le doux."

Dès ses débuts, agnès b. développe un style subtil, chic et décontracté à la fois, qui a contribué à faire de la Parisienne une icône de mode, un "style, un état d’esprit".

Allures résolument parisiennes avec ce manteau croisé en lainage à chevrons photographié pour le Dépêche Mode en avril 1977 ou encore avec ces deux photographies de Steve Hiett pour le Marie-Claire de juin 1976. Avec cette robe kimono en popeline de coton marron ou cet ensemble en velours milleraies de couleur sable, agnès b. sait créer des silhouettes simples et élégantes, typiquement parisiennes. 

 

les origines / le casual chic

"Pour moi, le vêtement, c’est vraiment se sentir en accord avec soi-même et penser à autre chose.

C’est juste un moyen. Si je peux aider les gens à se sentir bien, à se sentir beaux, tant mieux, c’est ça qui me fait plaisir."

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"Pour moi, le vêtement, c’est vraiment se sentir en accord avec soi-même et penser à autre chose.

C’est juste un moyen. Si je peux aider les gens à se sentir bien, à se sentir beaux, tant mieux, c’est ça qui me fait plaisir."

Un petit blouson, une marinière, un sweat en molleton de coton, une chemise en coton... autant de pièces faciles à porter et qui font partie des indispensables d'agnès b.

 

les origines / première boutique

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En 1973, agnès b. dépose sa marque. L’idée de ce nom remonte aux années soixante, lorsqu’elle travaille comme styliste pour le magazine Elle et que l’une de ses parutions doit être signée. 

«J’étais prise au dépourvu. […] J’ai dit : «Vous n’avez qu’à mettre agnès b.», comme dans les faits divers, quand on ne met pas le nom en entier. Et puis, j’ai fait le logo avec mon écriture.»

La première boutique ouvre en 1975, dans une ancienne boucherie située au 3 rue du jour, à côté des Halles de Paris. 

les origines / 3, rue du jour

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Photographies de la boutique 3 rue du jour, d’Agnès et son mari Jean-René de Fleurieu, vers 1976.

les origines / documentaire François Pain, 1977

"J'aime mieux les vêtements que la mode."

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"J'aime mieux les vêtements que la mode."

Chez agnès b., on trouve tous les éléments qui composent sa garde-robe idéale comme la salopette, le jupon ou encore la chemise blanche – symbole de la féminité pour la styliste – qu’elle décline dans de nombreux tissus. 

Parutions presse (1975 et 1976) et documentaire réalisé par François Pain en 1977.

 

les origines / l'esprit de la boutique

"Je préfère dire que je dessine, que je stylise les vêtements et toutes autres choses par rapport à l’air du temps, et que je les fais évoluer en permanence."

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"Je préfère dire que je dessine, que je stylise les vêtements et toutes autres choses par rapport à l’air du temps, et que je les fais évoluer en permanence. En outre, je crois que le vêtement évolue par lui-même, indépendamment des créateurs."

La boutique agnès b.  n’est pas seulement un lieu où l’on vient acheter des vêtements.

Espace de rencontre, lieu de vie où l’on écoute de la musique, parle de littérature et où les enfants viennent faire de la balançoire, le 3 rue du jour est un véritable concept store avant l’heure. Il est à l’image d’agnès b. : tourné vers les autres.

"Finalement, c’est la rue qui fait la mode." Elle insiste d'ailleurs pour se faire appeler "styliste" et non "créatrice", un " trop grand mot" selon elle.

 

les origines / la première boutique homme

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Boutique agnès b. homme, 2 rue du jour.

les origines / j'adore habiller les hommes

"Je m’amuse beaucoup à le faire […] je laisse libre cours à mon imagination, comme si je revisitais mes héros, comme si je pouvais rencontrer des hommes du 17e siècle, 18e siècle ou bien du siècle dernier."

"Mes collections pour homme ont une part de féminité : les vestes en tweed sont soft, les matières douces, les lignes près du corps… Car le toucher est une chose importante."

Depuis 1981, agnès b. habille également l’homme.

Le costume 3 pièces des années 50, le look dandy, l’élégance de la Nouvelle Vague, la photo des années 40 aux années 60 sont pour la styliste les codes de sa mode pour l’homme. 

les origines / des centaines de boutiques

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En 1980, agnès b. ouvre sa première boutique à New York, dans le quartier de Soho.

Là encore, le choix du lieu révèle cette volonté de s’implanter dans des quartiers en mouvements, cosmopolites, ouverts sur d’autres cultures.
4 ans plus tard, la styliste se tourne vers le Japon.
Ces trente dernières années, ce sont plusieurs centaines de boutiques agnès b. qui ont fleuri partout dans le monde. 

 

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